Alors que par le décret n° 2017-84 du 26 janvier 2017 relatif à l’autorisation environnementale, le pouvoir réglementaire a entendu simplifier et sécuriser le processus administratif relatif au développement de l’éolien terrestre par la généralisation de l’« autorisation unique », regroupant l’autorisation ICPE et le cas échéant le permis de construire, l’autorisation de défrichement, l’autorisation d’exploiter une centrale de production d’énergie et la dérogation dite « espèces protégées », une proposition de loi vient d’être déposée sur le bureau de l’Assemblée Nationale « visant à interdire la pollution visuelle des éoliennes dans un périmètre de 2 kilomètres autour des paysages protégés et classés » (Proposition de loi Assemblée Nationale, n° 4653 du 6 juin 2017). Soulignant les « conséquences durables sur l’environnement » de ces projets, en termes d’atteintes au patrimoine naturel et historique, à la santé des riverains et à la destruction de leur cadre de vie, M. le député Pierre Morel sollicite leur interdiction dans un périmètre de 2 kilomètres autour d’un « paysage ou site reconnu, des ZPPAUP, des sites archéologiques, des monuments historiques, des parcs et jardins ou d’un paysage ou site faisant l’objet de toute autre protection particulière au titre de l’environnement ou du patrimoine ».

Une forme de retour donc aux anciennes zones de développement de l’éolien, qui confirme qu’en toute hypothèse le contentieux autour des projets éoliens n’est quant à lui pas encore sur le point de se simplifier.