Le Grand-Duché de Luxembourg a favorisé l’émergence de captives de réassurance en permettant la constitution d’une réserve fiscalement déductible. Les captives de réassurance luxembourgeoises, tout comme les autres sociétés de réassurance établies dans d’autres Etats de l’Union Européenne, sont actuellement confrontées à l’application des dispositions contraignantes de la Directive Solvabilité II dont l’entrée en vigueur dans les Etats Membres a été reportée au 1er janvier 2016. La mise en conformité au régime posé par la Directive Solvabilité II par les captives de réassurance luxembourgeoises, généralement de petite taille sur l’échelle européenne et mondiale,  aura des conséquences réelles notamment en termes de coûts et d’immobilisation du capital mais apportera cependant aux assurés davantage de protection contre le risque de défaillance des compagnies d’assurances.

Lambert Schroeder