LE 19 octobre dernier, la Ministre Maggie De Block déposait à la Chambre des Représentants sa traditionnelle « note de politique générale » en matière de santé pour l’année 2018.

Signe des temps, il y est question d’envisager l’introduction du « whole genome sequencing » (« WGS ») en pratique clinique de routine en oncologie et en hémato-oncologie. Le KCE (Centre fédéral d’expertise des soins de santé) étudie d’ailleurs actuellement les modalités pratiques afférentes à pareille introduction, ses implications sociétales et les besoins nécessaires, en particulier en termes de formation de personnel soignant, que cela implique.

La Ministre annonce également travailler actuellement à un remboursement de la pratique, via une modification de l’article 33bis de la nomenclature (prestations en laboratoires, sous ISO 15 189).

À ce stade, il est difficile d’envisager la mesure dans laquelle ce projet, s’il devait voir le jour, impliquerait des actions sur le terrain. Les examens en cours portent en effet notamment sur la mise en place d’une « infrastructure centralisée », laissant entendre que, si de la génomique en routine en oncologie devait voir le jour, l’expertise y afférente serait par contre concentrée sur un ou un nombre restreint d’acteurs.

La note de politique générale, également, n’envisage pas, à ce stade, le WGS en ce qui concerne les autres secteurs de soins, et notamment les maladies rares.

Gageons que cette initiative - si elle est menée à terme - permettra à la Belgique de combler son relatif retard par rapport à d’autres pays de l’OCDE en matière de WGS en oncologie tel que pointé récemment à partir des données de la « Global Alliance for Genomics and Health (GA4GH) » [BIRNEY, E., « Genomics in healthcare: GA4GH looks to 2022 », Table 3, preprint first posted online Oct. 15, 2017; doi:

Plus d’infos : http://www.dekamer.be/FLWB/PDF/54/2708/54K2708011.pdf