Les volumes d'investissement dans le secteur hôtelier sont à la hausse. En Europe, la hausse est de l'ordre de 17% entre 2012 et 2013. Ce pourcentage est de 30% aux Etats-Unis et de plus de 100% en Asie pacifique (source JLL 2014). Cette tendance devrait perdurer en 2014, la diversification demeurant pour beaucoup un maître mot.

Les acteurs présents sur ce segment ont pris conscience de son potentiel mais aussi de ses difficultés. Investir dans l'hôtellerie est en effet bien plus qu'investir en immobilier ; la compréhension du métier est un facteur clé et ce, même lorsque la gestion opérationnelle est déléguée à un tiers.

Relevons une évolution marquante de ces 5 dernières années : le mode de réservation des chambres. Les agences de voyage en ligne – connues de tous aujourd'hui – telles que booking.com, expedia.com ou airbnb.com – ont connu une évolution fulgurante. Elles ont effet capté une large part du marché de la réservation de chambres d'hôtel. Et il s'agit visiblement d'un marché rentable. La commission de réservation varie généralement entre 12 et 25% du prix de la nuitée. Cela est bien entendu élevé par rapport au 5 à 10% qu'un courtier immobilier perçoit pour trouver un locataire de bureau.

Alors que les agences de voyage en ligne ont progressé efficacement et rapidement sur ce plan, le secteur hôtelier lui-même ne semble pas avoir anticipé la menace. Il encourt à ce jour un retard qui pourrait être difficile à rattraper dans le futur. Il voit ainsi s'échapper une partie non négligeable de sa marge bénéficiaire, mettant la rentabilité du secteur sous pression.