Si les Fêtes sont une période festive, elles peuvent également être une source de problèmes pour les employeurs. L’atmosphère détendue et informelle associée aux fêtes de Noël peut souvent rendre plus floue la démarcation entre un comportement professionnel et un comportement personnel inapproprié.

Les employeurs ont le devoir de protéger la santé, la sécurité et la dignité de leurs employés pendant la fête de Noël. Les employeurs doivent demeurer vigilants et s’assurer que leurs employés comprennent que même s’ils ont le cœur à la fête, ils ne doivent pas pour autant faire fi des politiques en milieu de travail.

Vous trouverez ci‑dessous cinq conseils pratiques qui peuvent vous aider à éviter que votre fête de Noël ne soit marquée par une fausse note plutôt que par une note joyeuse.

1. Ne pas rendre la présence obligatoire

Certains employés peuvent choisir de ne pas célébrer, tandis que d’autres peuvent avoir des obligations familiales en dehors des heures normales de travail qui les empêchent d’assister à la fête de Noël du bureau. Quelle que soit la raison, il est toujours prudent de rappeler aux employés que leur participation à la fête de Noël est facultative. Dans bien des cas, ce rappel peut également servir à protéger l’employeur d’une possible responsabilité juridique. Par exemple, le caractère obligatoire ou facultatif de l’activité peut parfois être pris en compte par les tribunaux lorsqu’ils évaluent si une blessure subie pendant l’activité constitue un accident de travail.

2. Prendre des mesures pour prévenir les risques liés à la consommation d’alcool

Lorsque vous offrez des boissons alcoolisées aux employés, gardez à l’esprit que le concept de bar ouvert peut encourager la consommation d’alcool excessive. Offrir suffisamment de nourriture et des boissons non alcoolisées tout au long de la soirée ou limiter le nombre de boissons alcoolisées gratuites par personne (c.-à-d. offrir des coupons en échange de boissons alcoolisées, faire payer les consommations, etc.) constituent des stratégies utiles pour limiter le risque d’incidents et de plaintes auquel s’expose l’employeur à la suite d’une consommation d’alcool excessive. Lorsque la fête de Noël a lieu à l’extérieur des locaux de l’employeur, il est bon de vérifier si le personnel des lieux où se déroule la fête est formé pour reconnaître les clients qui ont trop bu et intervenir dans un tel cas. Pour ce qui est du retour à la maison après la fête, il est courant que l’employeur facilite le transport vers et depuis les lieux de la réception, par exemple en remboursant la course en taxi ou offrant des bons de taxi. Cette façon de faire peut aider à réduire l’éventuelle responsabilité légale de l’employeur liée à la conduite avec facultés affaiblies.

3. Faire attention à ce que l’on dit

Les directeurs devraient éviter de faire des promesses et de discuter de sujets délicats ou confidentiels, comme du rendement au travail, des promotions et des salaires pendant la fête de Noël du bureau. De même, on devrait éviter les conversations de « vestiaires », les discussions politiques controversées et les commentaires concernant la façon de s’habiller ou l’apparence d’un collègue. La direction devrait également donner l’exemple en adoptant une attitude responsable et professionnelle pendant l’activité.

4. Rappeler aux employés les politiques en milieu de travail

Les bouffonneries sous l’emprise de l’alcool varient de comiques à catastrophiques lorsque des collègues sont concernés. Par ailleurs, l’existence des médias sociaux fait en sorte qu’il est plus facile que jamais pour les employés de diffuser ou de publier des moments embarrassants que tout le monde peut voir. Si aucun employeur ne souhaite être perçu comme un trouble‑fête, des mesures allant d’un simple rappel par courriel à un atelier de formation complet sur les politiques en milieu de travail en lien avec l’activité en question constituent des moyens utiles de rappeler aux employés que, malgré l’ambiance conviviale et détendue de la fête de Noël, les politiques en milieu de travail doivent quand même être respectées. Dans cette optique, il est bon de rappeler aux employés que les politiques sur le harcèlement sexuel et les médias sociaux sont en vigueur et que le bon sens doit prévaloir.

5. L’échange de cadeaux : avertir les employés de ne pas offrir de cadeaux inappropriés

Quand il est question d’échanges de cadeaux entre collègues, les employeurs devraient informer leurs employés qu’ils doivent s’assurer d’offrir des cadeaux appropriés. Offrir de la lingerie ou d’autres cadeaux de nature sexuelle ou offensante à un collègue pendant les Fêtes pourrait être considéré comme du harcèlement sexuel. Dans ce contexte, il est toujours préférable de s’assurer que l’on fait preuve d’élégance et de respect lors des échanges de cadeaux secrets ou d’autres activités d’échange de cadeaux, et que l’on se conforme aux politiques en milieu de travail.

Ces conseils contribueront à ce que la fête de Noël demeure un moment mémorable longtemps après l’arrêt de la musique… et pour les bonnes raisons!