Si les énergies renouvelables rencontrent a priori l’assentiment et le soutien de la grande majorité des citoyens, le développement de certaines d’entre elles n’échappe cependant pas à la règle du « not in my backyard » ; une éolienne, c’est bien et beau, surtout si elle est invisible et silencieuse ! A défaut d’une technologie de ce type, les voisins n’ont donc d’autre recours que de saisir les juridictions administratives en vue d’en empêcher l’installation. A cet égard, un décret n° 2016-9 du 8 janvier 2016 est venu préciser   le   régime   contentieux   applicable   à certaines décisions concernant les ouvrages de production et de transport d’énergie renouvelable en mer (i.e. les éoliennes offshore principalement) et leurs ouvrages connexes, aux ouvrages des réseaux public d’électricité dont au moins une partie est située en mer et aux infrastructures portuaires rendues nécessaires pour leur construction, stockage ou pré- assemblage. Anticipant un inévitable contentieux et soucieux semble-t-il de raccourcir les délais y afférents, le Gouvernement a choisi de confier ce contentieux de manière exclusive à la Cour Administrative d’Appel de Nantes statuant en premier et dernier ressort, évitant ainsi le 1er échelon du Tribunal Administratif. Dans ce contexte, les demandeurs ou exploitants, de même que les tiers ou les communes intéressées, disposeront d’un délai de quatre mois pour saisir la juridiction précitée, et ce à compter du jour où la décision leur aura été notifiée dans le cas des premiers, ou du jour de sa publication ou affichage pour les seconds. Nul doute qu’une nouvelle règle de type « not in my horizon » ne manquera pas de s’imposer en matière d’éoliennes offshore…