L'accord de Gouvernement évoque également la politique envisagée relativement au financement des médicaments et des produits de santé, et relative à la préservation de nos compétences en matière de Recherche et Développement. 

Participent ainsi d'une volonté de diminuer les dépenses :

  • les mesures nouvelles visant à inciter à un comportement prescriptif responsable (notamment via la prescription de génériques, de biosimilaires et de spécialités bon marchés hors-brevet).
  • L'examen la faisabilité d'une limitation du paquet des spécialités remboursables aux médicaments dont le prix se situe dans une fourchette autour du médicament le moins cher. Ceci constituerait assurément une mesure politique importante.

Plus favorablement, le Gouvernement souhaite faciliter le passage des médicaments remboursés sous le régime du Chapitre IV (contrôle a priori) au Chapitre II (contrôle a posteriori). 

L'accord de gouvernement prévoit, ensuite, d'aligner davantage le régime de remboursement des implants et autres dispositifs médicaux sur la réglementation qui existe actuellement pour le remboursement des médicaments. Il y a là un chantier important et nécessaire. La question sera, à cet égard, la faisabilité d’un tel projet compte tenu du cycle de vie des tehnologies…

L'on retiendra, enfin, en termes de R&D, l'initiative envisagée de mettre en œuvre une base légale "pour la collecte des données agrégées et anonymisées à des fins de recherche publique et privée", assurément utile pour les études rétrospectives, et la volonté de mettre en œuvre une concertation améliorée entre les comités d'éthiques et l'AFMPS, dans le cadre de la procédure d'approbation des essais cliniques.