Dès le 1er décembre, impossible d’entrer dans un centre commercial sans entendre des chansons de Noël ou apercevoir le Père Noël en train de prendre une pause café chez Starbucks. Les soirées de fête se multiplient. La programmation télé est remplie de films classiques et moins classiques qui font vibrer nos cordes sensibles. C’est la « saison festive » et le but est de s’amuser, d’être sentimental et de se rassembler avec ceux qu’on aime, ceux qu’on apprécie et ceux qu’on est obligé de visiter parce qu’ils font partie de notre famille.

Cependant, nous savons que pour bien des gens, cette période de l’année prend un tout autre sens. La constante mise en relief de la famille provoque des sentiments de regret et de perte. Les chansons et les films romantiques contrastent nettement avec la dure réalité. Même les gens les plus fortunés souffrent parfois d’une tristesse secrète, qui s’intensifie d’autant plus durant le« joyeux » temps des Fêtes. On peut donc se sentir très seul durant cette période de l’année.

Il n’y a pas grand-chose qu’une organisation puisse faire pour régler les problèmes personnels de ses employés. Néanmoins, les employeurs peuvent prendre certaines mesures afin de ne pas empirer les choses. Voici quelques conseils :

  • Soyez à l’affut de signes de difficultés ou de dépression chez vos employés. Pour certaines personnes, les Fêtes peuvent être particulièrement pénibles.
  • Tendez la main aux gens, surtout à ceux qui risquent d’être plus vulnérables en ce moment. Vous savez probablement qui sont les personnes qui ont subi un décès dans leur famille cette année, ou qui ont vécu un divorce, ou qui sont aux prises avec la maladie ou les difficultés d’un enfant. Réussissent-ils à s’en sortir? Est-ce que ces gens s’engagent activement dans leur vie professionnelle ou ont-ils plutôt tendance à s’en retirer? Comment, si possible, pouvez-vous les aider?
  • Passez un coup de fil à un employé qui est en congé de maladie pour lui rappeler qu’il fait partie de l’équipe. Invitez-le à venir à la fête du bureau. Certes, il peut toujours décliner, mais au moins vous aurez fait l’effort de demander.
  • Éviter d’empirer les choses : gérez soigneusement la fête du bureau (voir notre article à ce sujet) afin que les gens ne boivent pas trop. L’alcool stimule le plaisir, mais il s’agit également d’un dépresseur risqué.
  • Essayez d’éviter le « syndrome de fin d’année » – ce « syndrome » pousse les organisations à vouloir s’attaquer à tous leurs problèmes non résolus avant le 31 décembre. Cela peu occasionner des difficultés encore pires dans le Nouvel An.
  • Si un employé fait l’objet de commentaires critiques ou d’une évaluation négative, est-ce vraiment nécessaire de le lui mentionner en décembre? Peut-être que cela peut attendre à janvier.
  • À moins qu’il s’agisse d’un cas urgent, ne mettez pas fin à l’emploi d’une personne en décembre. Se faire congédier à l’approche des Fêtes constitue un désastre sur les plans émotif et financier. Durant cette période, les gens sont plus éprouvés par les mauvaises nouvelles et les tribunaux en tiennent rigueur aux employeurs. Attendez jusqu’en janvier, à moins qu’il soit réellement urgent d’agir immédiatement.

Nous passons beaucoup de temps au travail – nous faisons partie de la vie de nos collègues. Sans nécessairement être l’ami de tout le monde, on peut toutefois se montrer amical. Nous ne pouvons, et ne devrions, pas tenter de remédier aux difficultés de tout un chacun, mais s’il est possible d’alléger le fardeau d’autrui, alors pourquoi pas?

Après tout, c’est le moment désigné pour faire preuve de générosité et de compassion.