Ayant constaté que le conseil avait été saisi par l’employeur qui envisageait un licenciement pour faute et que l’indication d’un délai erroné sur la faculté offerte au salarié de saisir cette instance n’avait eu aucune incidence sur la possibilité pour ce dernier de préparer sa défense, la cour d’appel en a exactement déduit qu’aucune garantie de fond n’avait été méconnue.

Ayant relevé que le salarié, mis en mesure de désigner ses trois représentants, n’avait pas demandé à en choisir un autre en remplacement du représentant indisponible et avait sollicité d’être représenté par les deux autres personnes désignées, et que la parité entre les représentants du salarié et ceux de la direction avait été respectée, la cour d’appel en a exactement déduit que l’employeur avait satisfait à ses obligations.

Enfin, en vertu de l’article 90 de la convention collective des sociétés d’assurance, l’un des représentants de l’employeur préside le conseil paritaire, il établit à l’issue de la réunion un procès-verbal qui relate notamment les faits reprochés au salarié et consigne l’avis de chacun des membres du conseil auxquels ce procès-verbal est remis, ainsi qu’au salarié concerné. Ayant constaté que le procès-verbal de réunion avait été adressé au salarié dès le lendemain de la tenue du conseil et lui était parvenu avant la notification de son licenciement, la cour d’appel a pu en déduire qu’il n’avait pas été porté atteinte à son droit de préparer utilement sa défense.

Cass. soc. 6 avr. 2016, n° 14-21.530