UN | EFFERVESCENCE SUR LES MARCHÉS DES TITRES DE CRÉANCE

Les prêteurs font preuve d’ingéniosité face à l’intensification de la concurrence au chapitre des prêts immobiliers de premier ordre au Canada. En effet, les taux d’emprunt se situent toujours à des creux historiques, et les emprunteurs bénéficient d’autres conditions de prêt plus avantageuses. De plus, les programmes de prêt sur titres adossés à des créances hypothécaires commerciales ont commencé à prendre de l’essor au Canada; leurs promoteurs dominent le marché canadien des prêts, avec les sociétés d’assurance-vie, les régimes de retraite et les banques canadiennes. Par ailleurs, la résilience des conditions du marché amène des acteurs américains et internationaux à offrir des prêts visant des placements immobiliers au Canada, alors que les emprunteurs essaient de conclure des prêts avant que les taux d’intérêt n’augmentent.

DEUX | CONCURRENCE À L’ÉGARD DES BIENS IMMOBILIERS

Les investisseurs internationaux continuent de chercher activement des occasions de placement au Canada; des investisseurs européens et asiatiques se disputent les actifs principaux. Les immeubles de bureaux, industriels et de commerce de détail bien situés attirent des soumissionnaires multiples dès leur apparition sur le marché. En outre, même si les propriétaires hésitent à se départir d’actifs, le changement générationnel amène des particuliers bien nantis à se défaire de biens immobiliers qu’ils détiennent depuis longtemps.

TROIS | CRÉDIT-BAIL

Même si la déconfiture de Target au Canada a rendu les détaillants américains et internationaux plus frileux et freiné leurs plans d’expansion au Canada, l’intérêt des détaillants étrangers envers le crédit-bail ne se dément pas. S’il est vrai qu’en banlieue le départ de Target a porté un coup dur à plusieurs centres commerciaux en situation plus précaire, la demande pour des locaux de commerce de détail situés dans les centres urbains (particulièrement sur les grandes artères) demeure très vigoureuse. Quant au crédit-bail visant des locaux pour bureaux, il est toujours solide au Canada, à l’exception de l’Alberta, où la chute mondiale des prix du pétrole a forcé nombre de sociétés pétrolières et gazières à ralentir leurs activités.

QUATRE | GESTION D’ACTIFS

Les grands gestionnaires d’actifs continuent de consolider leurs activités, car la valeur des revenus tirés des frais de gestion d’actifs ne cesse d’augmenter. Les institutions financières canadiennes qui cherchent à étendre leurs activités dans ce domaine pour le compte d’institutions et de personnes fortunées envisagent d’acquérir des plateformes de gestion d’actifs de toutes sortes afin de répondre aux besoins de leurs clients. Dans ce marché dynamique, les gestionnaires d’actifs portent une attention particulière à l’accroissement prévu de la surveillance de leurs obligations fiduciaires par les organismes de réglementation.

CINQ | MONDIALISATION DE L’IMMOBILIER

Des régimes de retraite et des sociétés d’assurance du monde entier investissent actuellement au Canada et ailleurs afin de diversifier leur risque. Compte tenu de l’élargissement de leurs activités dans différents marchés, ils doivent mettre sur pied des équipes internationales possédant des connaissances et compétences locales. En raison de la compression du taux de capitalisation dans les actifs traditionnels principaux, et en réaction aux changements démographiques que constituent l’urbanisation et le vieillissement de la population, les investisseurs internationaux se tournent vers l’aménagement de logements multifamiliaux et l’acquisition de résidences pour personnes âgées. Enfin, les régimes de retraite canadiens s’intéressent davantage aux investissements aux États-Unis et sur les marchés mondiaux, dans le but de diversifier leurs avoirs et d’atténuer leurs risques.​​​